Fantasy : Plongez dans un Monde de Magie et d’Aventures !

Contrairement au fantastique, qui joue sur le doute et l’ambiguïté, la fantasy est un genre où le surnaturel est une composante normale du monde. Que ce soit par la présence de magie, de créatures mythiques ou de royaumes imaginaires, la fantasy repose sur l’acceptation du merveilleux par les personnages et les lecteurs.

I. La Fantasy, c’est quoi ?

La fantasy est un genre littéraire et cinématographique où la magie et le surnaturel existent sans être remis en question. Elle peut se dérouler :

  1. Dans un monde totalement imaginaire (Le Seigneur des Anneaux, Eragon).
  2. Dans notre monde, avec des éléments magiques cachés ou intégrés (Le Livre Perdu des Sortilèges, Twilight).
  3. Dans un entre-deux, avec un lieu imaginaire en parallèle du nôtre (Harry Potter, Narnia).

📖 Définition théorique :

J.R.R. Tolkien, auteur du Seigneur des Anneaux, a expliqué dans son essai Du Conte de Fées (1939) que la fantasy repose sur la subcréation : l’auteur invente un univers qui semble cohérent et crédible, même s’il est rempli de magie et de créatures imaginaires.

Les caractéristiques essentielles de la fantasy :

✅ Un monde où le surnaturel est accepté (pas de doute sur son existence).

✅ Présence de magie, de créatures mythologiques, de héros souvent hors du commun.

✅ Thématiques souvent épiques : quête, lutte du bien contre le mal, destinée.

II. Les 3 Grands Types de Fantasy

Pour mieux s’y retrouver, on distingue généralement trois grandes sous-catégories principales : la high fantasy, la low fantasy et l’urban fantasy.

📌

High Fantasy :

Une Fantasy qui se déroule dans des mondes entièrement imaginés, où la magie est omniprésente et souvent au cœur d’une lutte entre le bien et le mal.

📌

Urban Fantasy :

Une fantasy qui se déroule dans un cadre urbain moderne, où la magie et les créatures surnaturelles coexistent avec les humains.

📌

Low Fantasy :

Se situe entre la High Fantasy et l’Urban Fantasy. La magie y est présente, mais plus discrète et souvent cachée dans un endroit à part (mondes parallèles, zones cachées…).

Il existe bien évidemment des sous-genres dans chacune des catégories, dont certains qui sont partagés entre les trois. Parce qu’aujourd’hui, un glissement de sémantique s’observe autour du terme de fantasy (que j’aborde en partie III.), et que j’aborderai la question de l’Urban Fantasy et de la Low Fantasy dans les prochaine semaines, je vais vous faire une présentation de quelques sous-genre de la High fantasy.

📌

Fantasy Épique :

Une fantasy qui raconte des quêtes grandioses, avec des enjeux vastes : sauver des royaumes entiers, changer le destin du monde. 

📌

Héroic fantasy :

Une fantasy qui se concentre sur le parcours d’un héros (ou d’un petit groupe) face à des épreuves, souvent pour des raisons plus personnelles ou locales : protéger son village, sa famille, accomplir son destin.

📌

La Dark Fantasy :

Une fantasy sombre, violente, souvent pessimiste, avec des héros moralement gris.

📌

Mythic Fantasy :

Une fantasy qui s’inspire des mythologies existantes (grecque, nordique, celte…) ou qui invente ses propres mythes et légendes.

📌

Fantasy pastorale :

Une fantasy douce, centrée sur la nature, les petites communautés rurales, loin des grandes guerres et des quêtes héroïques.

III. La fantasy aujourd'hui : un glissement de définition

Au fil du temps, l’usage du mot « fantasy » s’est lui aussi transformé. Dans l’esprit de beaucoup de lecteurs comme d’éditeurs, le terme en est venu à désigner principalement la high fantasy et, dans une moindre mesure, la low fantasy. En effet, lorsqu’on évoque la fantasy aujourd’hui, c’est souvent à des quêtes épiques, des guerres entre royaumes, ou des mages et dragons dans des contrées lointaines que l’on pense en premier lieu.

Ce glissement s’explique sans doute par le succès massif d’œuvres comme Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones ou Eragon, qui ont durablement façonné notre imaginaire collectif autour d’une fantasy « pure », médiévale et dépaysante.

En parallèle, l’urban fantasy semble s’être détachée peu à peu de cette grande famille, au point d’être parfois considérée comme un genre à part — voire, à tort, rattachée au fantastique. C’est le sujet qui sera abordé la semaine prochaine.

Laisser un commentaire